Découvrir
l'histoire fascinante de Puymartin
Les dates marquantes du château

Un château qui a traversé les époques
Au début de la Guerre de Cent Ans, le château de Puymartin est un axe stratégique du conflit entre la France et l’Angleterre. En 1356, le roi Jean le Bon est fait prisonnier des Anglais, ce qui déclenche une série de troubles en France. Des mercenaires anglais prennent d’assaut Puymartin le 8 janvier 1357.
Le consul de Sarlat envoie ses représentants pour monnayer leur départ. Ils finissent par libérer le château. Puis pour éviter toute nouvelle occupation du site, les créneaux, les remparts des murs et toitures du château sont ôtés, détruits et les planchers arrachés. Puymartin restera en ruine durant toute la Guerre de Cent Ans.
Aujourd’hui demeurent les vestiges du château primitif du XIIIe siècle en partie détruit par les assauts répétés de la guerre de Cent Ans, les traces des multiples transformations architecturales et ajouts réalisés au XVIe siècle, les décors peints du XVIIe siècle, uniques en Périgord (classés aux Monuments Historiques), jusqu’au profond remaniement du XIXe siècle. Chaque système défensif, chaque fenêtre à meneau, chaque ajout est le témoin d’une histoire singulière, celle du château de Puymartin en Dordogne qui s’inscrit dans une histoire plus globale, celle de l’histoire de France.


Les grandes étapes de notre histoire
Pillage et destruction du château à l'issu de la guerre de 100 ans
Ce château était aussi à la frontière entre la France et l’Angleterre quand commença la Guerre de Cent Ans en Périgord. Une trêve de deux ans fut conclue en 1356 entre Jean Le Bon et son cousin, Edouard III d’Angleterre. La France restant sans roi, elle ne fut pas respectée et des mercenaires anglais commirent toutes sortes de vols, saccages, pillages dans la région, en Périgord et notamment à Sarlat. Ils prirent d’assaut Puymartin, qui tomba entre leurs mains le 8 janvier 1357.
Les Consuls de Sarlat payèrent une rançon aux mercenaires afin de monnayer leur départ. Et, pour parer toute nouvelle occupation du site, les créneaux, les remparts des murs et toitures du château furent ôtés, détruits et les planchers arrachés. Puymartin resta en ruine durant toute la Guerre de Cent Ans.
La reconstruction
En 1450, Radulphe de Saint-Clar reprit le château et le reconstruisit. Des moyens financiers importants permirent la réalisation de tels travaux. La reconstruction de Puymartin avait été prévue afin de lutter contre la puissance du Seigneur de Beynac, alors propriétaire de Commarque.
Le dernier bastions Catholique en Périgord
Au XVIe siècle, Raymond de Saint-Clar (petit fils de Radulphe), chef des Catholiques en Périgord Noir (son nom de guerre était le Capitaine Puymartin), établit son quartier général à Puymartin.
Les Protestants essayèrent de s’en emparer par surprise avec un petit nombre d’hommes mais ils échouèrent. Alors Saint-Clar rassembla les Catholiques et chassa les Huguenots de Sarlat commandés par Turenne qui était un chef de guerre redouté : cette action apporta au Seigneur de Puymartin une réputation flatteuse et une grande notoriété (et la richesse !).
Une période de sérénité
Ensuite, les guerres de religions terminées, Puymartin retrouva une certaine sérénité, troublée à la fin du XVIIe par un conflit familial qui dura environ 40 ans, pour la possession du château entre des frères et leurs sœurs : la sœur gagna, le château ne fut pas vendu et passa aux Roffignac de Marzac.
Quand la Révolution Française commença, Puymartin appartenait au Marquis François Roffignac de Carbonnier de Marzac qui réussit à le conserver ainsi que les trois autres châteaux qu’il possédait (Marzac, Reignac, Lasserre del Dugat).
Les dernières rénovations du château
Dernier événement important : la restauration du château à la fin du XIXe par le marquis Marc Roffignac de Carbonnier de Marzac qui y consacra un million de francs Or (environ 5 millions d’euros). Ce propriétaire n’eut qu’une fille qui se maria au comte Jacques de Montbron en 1920. C’est toujours la famille de Montbron qui est propriétaire du château aujourd’hui.
Donc depuis plus de 5 siècles, ce château appartient à la même famille mais les noms ont changé du fait des mariages : Saint-Clar, La Pleynie, Roffignac de Marzac, (Roffignac) Carbonnier de Marzac et maintenant de Chérade de Montbron.
UNE HISTOIRE FAMILIALE QUI DURE DEPUIS LE XVe SIÈCLE
Les visiteurs sont plongés dans l’histoire de cette famille, propriétaire du château depuis 600 ans. Grâce aux archives familiales, certains des secrets familiaux les plus intimes et des épisodes de l’histoire de la famille permettent de comprendre les us et coutumes des nobles du XIXe siècle en Périgord à l’époque où la campagne, qui incarne un idéal romantique, est devenu un refuge pour la noblesse…
Aux alentours de 1450, Radulphe de Saint-Clar reconstruit le château qui au XVIe siècle sera le quartier général des catholiques dans la région, sous le commandement de Raymond de Saint-Clar, le petit fils de Radulphe.
En 1789, le château appartient au Marquis François de Roffignac de Carbonnier de Marzac, qui réussit à conserver toutes ses propriétés pendant la révolution française (4 châteaux et près de 2000 hectares de terres). À la fin du XIXe, son arrière petit-fils, le marquis Marc de Roffignac de Carbonnier de Marzac restaure complètement le château, et en particulier la partie Ouest. Il n’aura qu’une fille qui épousera le comte Jacques de Montbron en 1920. La famille de Montbron est toujours propriétaire du château.